La coopération en matière de développement des ressources humaines entre Madagascar et la République Populaire de Chine se raffermit davantage. La preuve, le ministère en charge des Mines et du Pétrole de Madagascar et le ministère des Ressources Naturelles de la République Populaire de Chine ainsi que le Bureau de Recherche Géologique de Chine (CGS) organisent conjointement un atelier de formation en technologies minérale et géologique au profit de 50 personnes dont 35 techniciens malagasy issus du ministère de tutelle et de ses organismes rattachés et des chercheurs de l’Université d’Antananarivo. Ce séminaire qui sera animé par des experts chinois du CGS et durera deux semaines.  En fait, « indépendamment des activités de prospection et d’exploration, l’industrie extractive requiert une connaissance approfondie de la nature et du caractéristique de notre sous-sol ainsi que ses ressources minérales. Ce qui place la géologie minérale au cœur de ce séminaire. Ce qui permet aux bénéficiaires de se familiariser avec les méthodes et les techniques de cartographie géologique, de l’informatisation des produits et services socialisés en cartographies géologiques », a déclaré Henry Rabary-Njaka, le Ministre des Mines et du Pétrole, lors de l’ouverture officielle de cet atelier de formation hier.

Les expériences de la Chine sont notables

En outre, il a évoqué que le partage d’expériences de la Chine permet de rehausser le niveau des techniciens malagasy. En effet, « la Chine est un des grands producteurs de minerais dont entre autres le zinc, le charbon, le cuivre et l’argent. Mais plus que cela, elle a fait également le lien entre les richesses naturelles, la formation et l’industrialisation. Maintenant, elle est à la tertiarisation de son économie. Ses expériences sont notables notamment dans le domaine extractif. En effet, depuis la réforme entreprise en République Populaire de Chine, son expertise et son modèle de réussite dans la prospection géologique peut nous servir énormément pour notre développement », a exprimé le Ministre Henry Rabary-Njaka. Notons que le secteur extractif est un des secteurs phares de l’économie de Madagascar contribuant à la lutte contre la pauvreté par le biais des retombées économiques positives et concrètes au niveau de la population.  « Aujourd’hui, les perspectives sont encourageantes car Madagascar affiche une volonté politique de faire redécoller son économie, et cela, grâce aux efforts entrepris depuis le retour du pays dans la constitutionalité. Dans la foulée, les richesses de la Grande île doivent profiter à la population mais avant cela, les techniciens doivent être en mesure de les évaluer correctement et ensuite de les gérer », a-t-il enchaîné.

Une convention tripartite pour une durée de cinq ans

Quant au Premier Conseiller de l’Ambassade de la République Populaire de Chine à Madagascar, M. Chen Xiaolei, il a annoncé que le Bureau de Recherche Géologique de Chine possède une solide capacité de formation internationale. « Il y a une complémentarité entre Madagascar et la Chine. Et cette formation offrira une nouvelle opportunité de coopération entre les deux pays. En fait, les travaux géologiques contribuent au développement de l’industrialisation d’un pays », a-t-il fait savoir. Par contre, le Président de l’Université d’Antananarivo, professeur Panja Ramanoelina a soulevé que cette formation sur les technologies minérale et géologique est la concrétisation de la convention de partenariat entre son département et l’université de géologie de Beijing ainsi que le Bureau de Recherche Géologique de Chine. « Cette convention tripartite qui prévoit une prospection des opportunités de formation au profit des étudiants, des enseignants chercheurs et du personnel administratif s’étalera sur une période de cinq ans. Et il faut reconnaître que c’est à travers les échanges et le partage d’expériences qu’il y a un développement », a-t-il rajouté.

Parlant de l’Institut de Conficius de l’université d’Antananarivo, cet établissement ayant une renommée internationale fêtera ses dix ans d’existence cette année.